Bordeaux: Mon électricien à vélo

Pierre, jeune électricien entrepreneur, a su s’adapter aux contraintes de déplacement dans Bordeaux, toujours plus piétonnier. Rencontre avec ce passionné de vélo et d’électricité, qui voit l’avenir « éco-responsable ».

Il fallait y penser, Pierre n’a pas hésité un seul instant. Quitter Tours pour Bordeaux, quitter sa voiture pour le vélo.


Pierre, comment as-tu eu cette idée ?
C’est tout bête. Un soir dans Bordeaux, on est allé boire un verre avec mon coloc dans un bar. Là, je me suis dis, que c’était difficile de circuler dans Bordeaux en voiture pour aller travailler. Un artisan pourrait le faire à vélo, ça lui ferait gagner du temps. J’ai gardé cette idée en tête et ça m’est revenu à un moment donné. J’ai décidé alors de devenir électricien à vélo.

Tu viens de Bordeaux ?
Non, je viens de Tours. Je trouvais la ville trop petite et j’avais vraiment besoin de changement. Je passais beaucoup de temps à Bordeaux car mon meilleur pote y vit. Du coup, j’ai décidé en juin de venir vivre ici. J’aime beaucoup la ville. Elle est en avance dans ses démarches écologiques.

Pourquoi le vélo ?
Tout simplement parce que j’adore le vélo et je trouve ça plus simple. Je peux me garer n’importe où et je gêne personne. En plus, il y a aussi l’aspect écologique qui entre en jeu, je pollue pas. J’adore aussi la proximité avec les gens, je me tiens disponible pour eux en cas de problèmes.

Que fais-tu de plus qu’un électricien ordinaire ?
Je suis plus disponible plus souvent et plus rapidement chez mes clients. J’arrive en moins d’une demi-heure chez eux. Je leur fais pas payer le déplacement vu que je suis à vélo. Quand on me demande un devis, ils s’attendent à l’avoir par téléphone. Au contraire, je me déplace jusqu’à chez eux pour le faire sur place, c’est plus pratique. Je fais donc plus d’interventions et j’ai l’impression d’avoir aidé plus de gens dans ma journée.

Les gens qui te croisent à vélo t’interpellent parfois?
Oui, ça m’arrive souvent. Je m’arrête, discute avec eux et ça les étonne toujours. C’est vraiment une arme de communication le bouche à oreille.

Que pensent les clients qui te voient débarquer à vélo?
Ceux qui me voient pour la première fois sont toujours surpris que je sois à l’heure même parfois en avance. Ils ont des idées reçues du mec en retard qui coûte cher et qui fait mal son boulot. Je suis moins cher que le tarif du marché, ça surprend toujours. C’est normal je fais pas payer les coûts de déplacement.

Mais où caches-tu ton matériel?
Sur mon dos. Dans mon sac à dos, j’ai tout ce qu’il me faut pour réparer les petits travaux. Pour les plus grands, je commande chez mon fournisseur qui les amène directement chez mon client. Ensuite, je débarque pour faire le travail.

Où te déplaces-tu du coup à vélo?
Je me déplace dans Bordeaux, tous les secteurs, Bacalan, La Bastide, Caudéran.

À court terme, Pierre aimerait se développer. Trouver un associé ou travailler avec des artisans indépendants en accord avec sa conviction : « On devrait tous travailler en pédalant pour un avenir meilleur et moins polluant ».

 

Article et Vidéos réalisés par : Maud Madigou

Son site web

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