Se reconvertir avec Style & Malice

Laurence Meis, ancienne pharmacienne, est la récente propriétaire d’une boutique de dépôt-vente de vêtements : Style & Malice. Histoire d’une reconversion improbable et réussie.

vitrine style & malice
Laurence prend plaisir à travailler dans le milieu de la mode, et ça se voit

C’est dans la rue Saint Gervais à Langon, que ce dépôt-vente de vêtements aux allures d’une caverne d’Ali-baba se fait sa place. Il est en réalité le lieu de la reconversion professionnelle de Laurence Meis, qui en est la propriétaire depuis mars 2014. Style & Malice lance alors l’histoire d’une pharmacienne devenue fripière.

Cette idée lui est venue de la passion du vêtement qui lui est propre depuis toujours. Mais avant cela, Laurence a d’abord travaillé une vingtaine d’années dans l’industrie pharmaceutique à Mérignac, puis a passé plusieurs années au Gabon et au Maroc en tant qu’ expatriée. En 2013, elle est rentrée en France pour s’installer dans le village de Gabarnac, non loin de Langon. Elle qui a toujours rêvé de campagne, loin des klaxons des rues de Bordeaux où elle a vécu durant 50 ans, la voilà comblée. Mais c’est sa rencontre avec Maud, ancienne propriétaire de ce dépôt-vente vétuste, (alors appelé Chez Maud) qui va réellement changer sa vie. La propriétaire de l’époque rêve de changement, et réciproquement, Laurence veut se reconvertir. À plus de 55 ans, elle cherche à changer son quotidien par le biais d’une activité totalement différente de celle qu’elle a pu connaître auparavant.

« Je voulais absolument trouver une nouvelle activité, notamment pour rencontrer de nouvelles personnes. La solitude de la campagne a vite été difficile à vivre pour moi, je ne m’y attendais pas… Et devais y remédier ! »

Laurence Meis a besoin de renouveau dans sa vie. La pharmacie, c’est du passé. Elle s’est alors lancée dans une activité qui jusqu’ alors lui était inconnue, passant de cadre à chef d’entreprise. Le sourire aux lèvres, elle nous explique ce qui l’ a motivée.

« J’ aime les challenges, et je voulais relever le dépôt-vente auquel je trouvais beaucoup de potentiel. Les choses se sont faites naturellement et facilement. Quand les choses se passent bien, c’est que l’on est sur la bonne piste et qu’elles doivent bien se passer »

Ce nouvel emploi lui apporte beaucoup sur le plan relationnel, car elle rencontre des personnes issues de milieux très différents, et ressent une bonne énergie qui passe entre tous.  Il lui aura fallu un peu de temps pour connaitre la clientèle et ses goûts. Selon Laurence, tous les goûts et toutes les tailles sont dans la nature.

Laurence Meis
C’est avec une forte motivation que Laurence commence ses journées au magasin

Laurence a quand même dû s’adapter et apprendre les ficelles de son nouveau métier, qui demande rigueur et investissement de sa personne.

« Ce fut un réel renouveau, rien à voir avec mon ancienne activité. Le contact avec les clients, le conseil, le côté humain donc… Je devais tout apprendre ! Mais je garde quand même le sens de la logistique qui était déjà nécessaire à mon ancienne activité »

L’ ex-gérante est restée avec elle quelques temps après la vente pour faire la passation vis-à-vis de la clientèle et pour l’accompagner dans l’apprentissage du logiciel de gestion. Aux dires de Laurence, cette adaptation est venue assez naturellement, puisqu’ elle aime le contact et les vêtements. Une vraie aubaine pour elle. Bien qu’ elle ait ressenti une petite crainte au début de son activité après avoir investi pour que ça marche, elle a vite été rassurée en constatant l’ arrivée de nouvelles clientes en plus des anciennes qui restent fidèles à la boutique.

 « La clientèle s’ est très vite développée à partir du moment où la boutique a été retapée ! J’ai eu davantage de dépôts, aussi. Aujourd’ hui il y a environ 3000 vêtements dans les rayons, et 165 déposant(e)s »

Dans son dépôt-vente, Laurence récupère des vêtements sur rendez-vous, les sélectionne, les trie minutieusement en fonction de la qualité et des goûts de sa clientèle. Elle conserve les vêtements pendant une saison, puis rend les invendus aux déposant(e)s.  Laurence est tout à son aise dans sa nouvelle activité et semble la pratiquer avec brio. Vivre de sa passion à 55 ans passés la comble maintenant depuis bientôt 3 ans.

Rédaction et photos : Diane GARRIDO-DELORME

 

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