Une escale au Comptoir de Magellan

 

Puis tu t’avances. Tu passes la porte, et là, tu ne t’y attendais pas, mais tu as embarqué pour un tour du monde.

À ton arrivée, les sensations t’enivrent.

Une odeur d’encens embaume l’atmosphère.

Tout autour de toi, il y a des sourires, des voix chaleureuses.

Le thé aux agrumes, dans le gobelet brûlant que l’on t’a mis entre les mains, te chatouille les papilles.

L’environnement, saturé de couleurs plus vives les unes que les autres, t’étourdit ; tu ne sais plus où donner de la tête.

C’est à ce moment-là que quelqu’un s’approche de toi.

« Je peux vous aider ? »

Tu bredouilles quelque chose, le vendeur retourne vaquer à ses occupations. Disons-le, t’es dépassé par les événements. En même temps, il y a de quoi l’être.

Il y a tellement de choses à voir ! Une large collection de vins et spiritueux du monde entier, des parfums artisanaux, des habits traditionnels de pays orientaux, de la porcelaine japonaise, des épices de provenances diverses et variées, des totems Maya,… On trouve, au Comptoir de Magellan, des milliers de voyages possibles, sous toutes les formes.

Mais tu as surtout remarqué tous ces livres. Des livres partout. Dans chaque recoin, des récits d’ailleurs.

Toutes ces pages de voyages qui s’offrent à toi, ça te fascine.

À tes yeux, c’est un nombre infini d’épopées à vivre.

En prenant ton temps, tu parcours des yeux les couvertures de une, deux, trois épopées…

Mais il y en a une, entre toutes, qui t’attire plus que les autres.

Sa couverture est aussi haute en couleurs que le lieu où elle se trouve. Des camaïeux de bleu et de vert, du jaune, un côté exotique… Ni une, ni deux, ton choix est fait.

Il s’agit du roman « Les belles choses que porte le ciel », de Dinaw Mengestu.

Tu saisis le livre et t’attardes sur le résumé se trouvant en quatrième de couverture.

Un aller simple pour Washington, aux côtés de Sépha, un homme à cheval entre deux cultures. D’abord, celle de son Éthiopie natale, et ensuite celle du rêve américain qu’il vient de rejoindre.

De quoi être dépaysé. Voire déraciné.

C’est ce que tu recherchais.

Alors, tu sors du Comptoir, ton livre sous le bras.

Tu t’apprêtes à vivre ce nouveau voyage.
Avec tes bouquins.
Sur ton canapé.

*

 

 

Par Chloé Kieffer

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